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(IN)ÉGALITÉ HOMME/FEMME EN EUROPE (2/5)

(IN)ÉGALITÉ HOMME/FEMME EN EUROPE (2/5)

L’emploi

Second volet de notre dossier sur les « (in)égalités homme/femme en Europe » : les écarts homme/femme sous l’angle de l’EMPLOI. Vous trouverez plus de détails sur la méthode à la fin de cet article – – – – >

 

L’indicateur: le taux d’emploi

Le taux d’emploi mesure la proportion de de personnes en emploi parmi la population en âge de travailler.

Il constitue un indicateur social particulièrement discriminant pour les femmes, le taux d’emploi étant plus important chez les hommes dans l’ensemble des pays européens.

La carte 1 nous montre également qu’il est plutôt marqué géographiquement : Très fort dans les pays du nord (Islande, Norvège, Suède…), il est faible dans les pays du sud méditerranéens (Turquie, Grèce, Italie, Espagne…)

 

Carte 1: Le taux d’emploi (tous sexes confondus)

 

Les différences entre hommes et femmes

En observant la carte n°2, on remarque une corrélation relative entre cette carte et la précédente : plus le taux d’emploi est fort, plus l’écart homme/femme est faible. Ce qui n’est pas sans logique : au-delà des difficultés économiques d’un pays, un faible taux d’emploi s’expliquera avant tout par le fait qu’une part importante de sa population féminine n’a pas accès au marché de l’emploi.

Ainsi, les pays méditerranéens et les pays de l’Est vont présenter un écart homme/ femme important, la Turquie très nettement en tête avec un écart impressionnant de 38 pts. Les femmes y travaillent 2,3 fois moins que les hommes.

Inversement, dans les pays scandinaves – qui présentent des taux d’emploi très forts – l’écart homme/femme est le plus faible d’Europe et compte parmi les plus faibles du monde.

Carte 2: Écart homme/femme

Note de lecture : Plus le bleu est foncé, plus l’inégalité – au profit des hommes – est forte. Plus le bleu est clair, plus l’écart homme femme est faible. Par exemple, la Turquie est le pays où l’écart homme/ femme est le plus important. Inversement, la Bulgarie et le Portugal sont des pays où cet écart est parmi les plus faibles.

 

A la différence des pays de l’Est où il stagne, voire se creuse (Roumanie, Estonie), l’écart homme/femme s’est réduit significativement dans les pays méditerranéens ces dix dernières années, avec des évolutions souvent à deux chiffres (Espagne, Italie, Malte, Chypre, Grèce), ce qui permet à l’Espagne d’avoir en 2015 un écart homme/femme équivalent à celui du Royaume-Uni (10 pts).

Dans les pays scandinaves, l’écart, déjà faible, continue de se réduire mais plus lentement (entre 1 et 2 pts).

 

Carte 3: Évolution de l’écart homme/femme

Note de lecture : Plus le vert est foncé, plus l’écart homme femme diminue, le blanc correspondant à une évolution quasi nulle. Plus la couleur tend vers le marron, plus l’écart homme femme se creuse – au profit des hommes. Par exemple, l’écart entre homme et femme se creuse d’avantage en Roumanie et en Estonie alors qu’il tend à se réduire considérablement en Grèce et en Espagne.

 

 

Graph 1: Croisement entre écart et évolution de l’écart homme/femme

 

 

(IN)ÉGALITÉ HOMME/FEMME EN EUROPE:

La méthode

>>> Cinq thématiques pour mesurer l’ écart entre homme et femme et observer vers quoi (ou plutôt vers qui) tend cet écart : se creuse-t-il davantage au profit des hommes ? Ou tend-il à se réduire vers une réelle égalité homme/femme ?

>>> Cinq marqueurs forts qui nous caractérisent socialement et économiquement (revenu, formation, technologie, précarité, emploi), matérialisés par la représentation de cinq indicateurs,

FORMATION, avec la « Proportion de diplômés dans les sciences et de l’ingénierie »

EMPLOI, avec le « Taux d’emploi »

REVENU, avec le « Salaire horaire moyen »

PRÉCARITÉ, avec le « Taux de risque d’exclusion sociale »

TECHNOLOGIE, avec la « Proportion de la population n’ayant jamais utilisé un ordinateur »

>>> Une comparaison de la situation dans les différents pays européens. Les pays scandinaves se montrent-ils plus progressistes que des pays méditerranéens encore en partie affectés par la tradition catholique ? La domination économique et technologique des trois puissances industrielles (France, l’Allemagne, le Royaume-Uni) sur les pays de l’Est et la Turquie s’accompagnent-elles réellement (comme c’est censé être le cas) d’une plus grande avancée sur des questions sociétales comme la place de de la femme ?

>>> La vocation de ce travail est d’avantage de poser des questions que ne fournir des réponses. De même, il repose sur une méthode simple qui peut en tout point être discutée. Puisse-t-il tout de même alimenter les débats actuels et futurs.

 

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