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(IN)ÉGALITÉ HOMME/FEMME EN EUROPE (4/5)

(IN)ÉGALITÉ HOMME/FEMME EN EUROPE (4/5)

La précarité

Quatrième volet de notre dossier sur les « (in)égalités homme/femme en Europe » : les écarts homme/femme sous l’angle de PRÉCARITÉ. Vous trouverez plus de détails sur la méthode à la fin de cet article – – – – >

 

L’indicateur: le taux de risque de précarité et d’exclusion sociale

Le taux de risque de pauvreté ou d’exclusion sociale comprend l’ensemble des personnes qui sont en risque de pauvreté, qui sont en situation de déprivation matérielle sévère et/ou vivent dans un ménage à très faible intensité de travail (voir Eurostat). Il s’agit donc d’un indicateur composite regroupant l’ensemble de la population touchée par au moins l’une de ces trois dimensions de la pauvreté.

Si dans l’ensemble ce taux est plus faible dans les pays du nord et plus fort dans la partie orientale, on constate que la carte du taux de risque de pauvreté ou d’exclusion social n’est pas l’exact négatif de la carte de la richesse des habitants (PIB par habitant ou IDH par exemple). Dit de manière caricaturale : un pays peut-être riche et pauvre à la fois.

C’est le cas des Îles Britanniques, de la Belgique, l’Italie, l’Espagne et la Grèce, qui connaissent un niveau de précarité assez important en comparaison de leurs indicateurs de richesse. L’Irlande par exemple est devenu entre 1990 et 2002 (période de forte croissance qui lui a valu le surnom de « Tigre celtique ») un des pays les plus riches d’Europe et du monde (tant en terme de PIB par habitant que d’IDH, respectivement 6ème et 8ème rang mondial). Il voit pourtant plus d’une personne sur quatre en risque de précarité et d’exclusion sociale.

A l’inverse, trois pays avec des indicateurs de richesse généralement moyens présentent des taux de pauvreté bas. La République Tchèque, la Slovaquie et la Slovénie. La République Tchèque (14%) possède même le second taux le plus bas d’Europe, juste derrière l’Islande (13%).

 

Carte 1: Le taux de risque de précarité et d’exclusion sociale (tous sexes confondus)

 

Les différences entre hommes et femmes

Globalement, on remarque que l’écart est généralement assez faible (entre -1 et +2 pts) : hommes et femmes sont donc plutôt « égaux » face au risque de pauvreté si on compare avec les autres indicateurs observés (le salaire, l’emploi, le diplôme ou bien la technologie). Et c’est plutôt au nord de l’Europe qu’il est le moins favorables aux femmes, avec des écarts et des évolutions négatives, particulièrement en Norvège, Suède, Estonie et Suisse.

Carte 2: Écart homme/femme

Note de lecture : Plus le bleu est foncé, plus l’inégalité – au profit des hommes – est forte. Plus le bleu est clair, plus l’écart homme femme est faible. Le coloris orangé signifie que l’écart est favorable aux femmes. Par exemple, en Espagne et en Macédoine du nord, le taux de risque de précarité des hommes est supérieur à celui des femmes. Inversement, la Norvège et la Suède sont des pays où ce taux est  significativement plus fort chez les femmes.

 

Quatre pays présentent un indicateur favorable aux femmes : la Serbie, la Pologne, la Macédoine du nord et l’Espagne, ce dernier se faisant également remarquer par une évolution encore plus favorable aux femmes.

 

Carte 3: Évolution de l’écart homme/femme

Note de lecture : Plus le vert est foncé, plus l’écart homme femme diminue, le blanc correspondant à une évolution quasi nulle. Plus la couleur tend vers le marron, plus l’écart homme femme se creuse – au profit des hommes. Par exemple, l’écart entre homme et femme se creuse d’avantage en Suède et en Norvège alors qu’il tend à se réduire considérablement en Grèce et en Espagne.

 

 

Graph 1: Croisement entre écart et évolution de l’écart homme/femme

 

 

(IN)ÉGALITÉ HOMME/FEMME EN EUROPE:

La méthode

>>> Cinq thématiques pour mesurer l’ écart entre homme et femme et observer vers quoi (ou plutôt vers qui) tend cet écart : se creuse-t-il davantage au profit des hommes ? Ou tend-il à se réduire vers une réelle égalité homme/femme ?

>>> Cinq marqueurs forts qui nous caractérisent socialement et économiquement (revenu, formation, technologie, précarité, emploi), matérialisés par la représentation de cinq indicateurs,

FORMATION, avec la « Proportion de diplômés dans les sciences et de l’ingénierie »

EMPLOI, avec le « Taux d’emploi »

REVENU, avec le « Salaire horaire moyen »

PRÉCARITÉ, avec le « Taux de risque d’exclusion sociale »

TECHNOLOGIE, avec la « Proportion de la population n’ayant jamais utilisé un ordinateur »

>>> Une comparaison de la situation dans les différents pays européens. Les pays scandinaves se montrent-ils plus progressistes que des pays méditerranéens encore en partie affectés par la tradition catholique ? La domination économique et technologique des trois puissances industrielles (France, l’Allemagne, le Royaume-Uni) sur les pays de l’Est et la Turquie s’accompagnent-elles réellement (comme c’est censé être le cas) d’une plus grande avancée sur des questions sociétales comme la place de de la femme ?

>>> La vocation de ce travail est d’avantage de poser des questions que ne fournir des réponses. De même, il repose sur une méthode simple qui peut en tout point être discutée. Puisse-t-il tout de même alimenter les débats actuels et futurs.

 

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